Sensibiliser aux effets du réchauffement climatique passe trop souvent par des messages alarmistes, qui alimentent l’écoanxiété plutôt qu’ils ne la transforment. Ce projet propose un changement de regard : faire ressentir le climat plutôt que l’asséner, en passant par l’art, la culture inuit et l’intelligence artificielle (IA).
À partir de données scientifiques réelles sur la fonte des glaces et le dégel du pergélisol au Nunavik, récoltées sur plusieurs décennies, une musique est d’abord cocréée par un compositeur inuk et un compositeur allochtone. Ces deux œuvres, pensées comme des miroirs l’une de l’autre, se rejoignent pour former une seule pièce musicale.
Avec l’aide de l’IA, cette matière sonore devient ensuite une œuvre visuelle immersive. Sons, formes, couleurs et textures se répondent pour créer une expérience esthétique mixte – musicale et visuelle, inuite et allochtone – qui invite les jeunes adultes québécois·es à ressentir autrement le Nord qui change.
L’ambition du projet est double : déclencher des émotions positives face à un sujet anxiogène, et soutenir l’émergence de comportements d’écorésilience plutôt que de paralysie. Les réactions émotionnelles des participant·es seront étudiées pour mieux comprendre comment l’art, la culture et l’IA peuvent ensemble soutenir la santé mentale dans un contexte de crise climatique.
Le projet est porté par le laboratoire AgeTeQ et la Chaire de recherche en économie créative et mieux-être (CREAT), en collaboration avec des artistes inuit et allochtones, des chercheur·euses en neurosciences, philosophie, géographie, musique et IA de l’Université de Montréal et de ses partenaires.
Il est financé par IVADO, dans le cadre de son engagement envers les urgences environnementales et les usages responsables de l’intelligence artificielle.

Événements

Invitation | Symphonie arctique — L’art et l’IA au service de l’écorésilience
Derniers balados et vidéos
Comprendre les enjeux de la découvrabilité pour rendre la musique accessible
Au croisement des trajectoires migratoires et des écosystèmes culturels québécois, cet épisode explore les priorités à établir en matière de découvrabilité. Caroline Marcoux-Gendron, professeure associée à l’Université du Québec à Montréal, et Romuald Jamet, professeur agrégé à l’INRS et cochercheur de la CREAT, échangent sur les particularités du paysage musical québécois : ses enjeux linguistiques, institutionnels et culturels, mais aussi les biais de reconnaissance qui touchent, entre autres, les artistes issu·es de l’immigration.
CRÉATivité en action : récits de pratiques numériques
La créativité numérique transforme nos modes de production et d’interaction. Deux chercheurs de la CREAT, Philippe Vaucher professeur à l’Unité d’enseignement et de recherche en création et nouveaux médias de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et Louis-Philippe Rondeau également professeur à l’École des arts numériques de l’animation et du design de l’Université du Québec à Chicoutimi (NAD/UQAC) nous éclaire sur les innovations en la matière.
L’écho des plantes – un opéra écologique et sensible
Peut-on créer un opéra avec des plantes ? Cet épisode vous plonge au cœur d’une initiative artistique inédite. Imaginé avec des adolescent·es, L’écho des plantes est un opéra transdisciplinaire qui fait dialoguer le vivant, les arts et la science. Charlotte Gagnon (Gestionnaire, Action sociale et éducation à l’Opéra de Montréal / cofondatrice et codirectrice générale et artistique des Productions Rigoletta) et Antoine Bellemare (artiste multidisciplinaire et chercheur postdoctoral) nous racontent les coulisses de cette création collective où les émotions, les signaux végétaux et les mots s’entrelacent pour faire émerger une nouvelle manière d’écouter le monde.